D’un point de vue technique, la meilleure manière d’éviter l’exposition à une infection à VIH par l’intermédiaire de rapports sexuels est de s’en abstenir. Ceci peut vouloir dire retarder le début de l’activité sexuelle (initiation) ou bien, une fois que la personne est devenue active sexuellement, ne pas avoir de rapports sexuels.
Certains d’entre nous peuvent se trouver dans une position de confiance totale vis-à-vis de leur partenaire au sein d’une relation qui est fondée sur l’amour et l’affection. Si les deux partenaires sont séronégatifs, la prévention du VIH peut consister en un accord exprès de fidélité absolue. Pour certains, cette formule n’est pas sans risques. De nombreuses personnes, notamment des femmes, ont été infectées alors qu’elles avaient une relation d’amour et de confiance avec leur partenaire.
Pour les autres individus sexuellement actifs qui ont des rapports sexuels avec pénétration, le
préservatif masculin en latex et le
préservatif féminin sont les moyens les plus efficaces et les plus accessibles de prévenir la transmission du VIH. En tant qu’employés des Nations Unies, nous avons le droit d’avoir facilement accès aux préservatifs.
Non. Nous savons maintenant qu’il est possible qu’une personne séropositive soit infectée par une autre souche de VIH. Contracter une souche plus virulente du virus ou une souche résistante à un ou plusieurs médicaments disponibles peut compliquer
l’efficacité d’un traitement et avoir pour résultat de faire progresser la maladie du VIH plus rapidement. De ce fait, les personnes séropositives devraient toujours utiliser un préservatif pendant leurs rapports sexuels afin de se protéger eux et leurs partenaires.
Oui. Outre le VIH, il existe plus d’une douzaine d’autres IST qui peuvent causer beaucoup plus que des gênes. Ces maladies sont la principale cause d’infertilité chez la femme et, si elles ne sont pas traitées, elles peuvent conduire à des complications pendant la grossesse et pour le nouveau-né. Le papillomavirus humain sexuellement transmissible (HPV) peut également causer un cancer du col de l’utérus.
Les approvisionnements en sang dans la plupart des pays du monde (mais pas tous) font actuellement l’objet d’un dépistage des anticorps anti-VIH. Là où les dépistages systématiques ont lieu, les unités de sang contaminées par le VIH sont retirées de l’approvisionnement en sang disponible, ce qui élimine virtuellement le risque de transmission. En tant qu’employés du système des Nations Unies, nous avons le droit de recevoir des informations des services médicaux du système des Nations Unies concernant les sources locales de sang non contaminé. Si une transfusion sanguine nous est nécessaire lorsque nous recevons des soins dans les structures médicales des Nations Unies ou par un prestataire de soins de santé affilié aux Nations Unies, nous pouvons être sûrs qu’aucun effort n’a été épargné pour faire en sorte que le sang soit sans danger.
Malheureusement, dans certaines parties du monde, le sang n’est pas toujours contrôlé. Notamment lorsque vous recevrez une transfusion sanguine administrée par un prestataire de soins de santé qui n’est pas affilié aux Nations Unies, il existe un risque d’exposition au VIH ou à d’autres maladies transmises par le sang

Les employés des Nations Unies participent à de nombreuses activités qui pourraient éventuellement conduire à être exposés au sang d’une autre personne. Accidents de la route, chez soi, ou au travail, ne sont pas seulement des risques en eux-mêmes, mais pourraient très bien impliquer d’être exposé au sang d’autres personnes.
Heureusement, nous savons, grâce à notre expérience du VIH vieille de 20 ans, que le virus est difficile à transmettre. Comme le VIH ne peut pas se transmettre par l’intermédiaire d’une peau intacte, notre première défense est par conséquent d’éviter tout accident pouvant causer un épanchement de sang. La Politique des Nations Unies vis-à-vis du personnel en ce qui concerne le VIH/SIDA, met l’accent, par exemple, sur la prévention des accidents de la route. Il est demandé bien sûr que tous les membres du personnel des Nations Unies et toute autre personne se trouvant dans les véhicules officiels des Nations Unies attachent toujours leur ceinture de sécurité.
Lorsque des accidents se produisent néanmoins, le mieux consiste à suivre les précautions universelles bien connues. C’est-à-dire partir du principe que toute personne peut être infectieuse, soit du fait du VIH, soit d’une autre maladie transmise par le sang, comme l’hépatite. Ces précautions universelles présupposent qu’aucune exposition au sang n’est véritablement sans danger.
Suivre ces précautions universelles exige une planification et une préparation préalables. Les trousses de premiers soins des Nations Unies, qui doivent être disponibles sur tous les lieux de travail des Nations Unies et dans toutes les voitures des Nations Unies, comprennent des gants, qui devraient être portés avant de toucher le sang ou une blessure ouverte d’une autre personne. On trouve dans ces trousses de premiers soins de l’eau de Javel qui peut être diluée dans de l’eau pour nettoyer le sang répandu et tout autre liquide organique. Comme certains accidents se produisent au domicile, tout autant qu’au travail, il faut avoir aussi chez soi une trousse de premiers soins facile d’accès.
Il ne faut jamais utiliser la même aiguille, la même seringue ou le même matériel d’injection que quelqu’un d’autre. Si nous recevons des soins médicaux au sein des services médicaux du système des Nations Unies ou d’un prestataire de services affilié aux Nations Unies, nous pouvons être certains qu’aucun effort n’aura été épargné pour garantir que le matériel d’injection utilisé pour administrer une injection est stérile et ne nous expose pas au VIH. Si nous avons besoin de nous faire nous-mêmes une injection en dehors d’une structure sanitaire des Nations Unies, nous ne devrions utiliser que des aiguilles ou des seringues à usage unique et ne les utiliser qu’une fois.
Etant donné que toutes les structures sanitaires n’ont pas recours à des pratiques d’injection sans risque, et qu’il n’est pas toujours possible d’acheter un matériel d’injection stérile, la trousse médicale de l’OMS qui est à la disposition de toutes les institutions des Nations Unies comprend des seringues et aiguilles à usage unique.
S’il est impossible d’avoir accès à d’autres matériels stériles pour effectuer une injection, nous pouvons réduire le risque d’exposition au VIH dû à l’utilisation préalable de seringues ou d’aiguilles en les faisant bouillir ou en les lavant à plusieurs reprises au moins trois fois avec de l’eau de Javel pure, puis en les rinçant ensuite soigneusement trois fois avec de l’eau (si possible stérile). Certaines études indiquent que ces mesures ne sont pas efficaces à 100%, de sorte qu’elles ne doivent être utilisées qu’en dernier ressort.
Les rapports sexuels non protégés représentent la plupart des cas de nouvelles infections par le VIH, mais le deuxième mode principal de transmission est l’utilisation d’aiguilles ou de seringues contaminées lors de la consommation de drogues injectables.
Suivre jusqu’au bout un programme de réadaptation représente la stratégie la plus efficace à long terme pour éviter l’infection à VIH consécutive à une consommation de drogues injectables. Les régimes d’assurance maladie des Nations Unies
couvrent les frais relatifs à ces programmes de traitement. Nous vous recommandons de vous adresser aux services médicaux du système des Nations Unies ou à un prestataire de soins de santé affilié aux Nations Unies afin de trouver les programmes de traitement possibles.
Tant que la désintoxication n’est pas véritablement réussie et que le rétablissement n’est pas durablement acquis, les consommateurs de drogues devraient prendre des mesures pour empêcher leur exposition au VIH. Dans de nombreuses parties du monde dont on sait que la consommation de drogues injectables est très répandue, il existe des programmes d’échange d’aiguilles/de seringues destinés aux consommateurs de drogues injectables pour faire en sorte qu’ils n’utilisent qu’un matériel d’injection stérile. Certaines études indiquent que ces programmes diminuent le risque de transmission du VIH sans contribuer à une augmentation de la consommation de drogue.
Pour en savoir plus sur la transmission et la prévention du VIH et du SIDA, consultez les sites suivants (les liens ouvriront une nouvelle fenêtre) :