Il peut y avoir un risque accru d’infection pour les membres du personnel qui voyagent pour les Nations Unies. Si vous n’êtes pas informé des risques et de la prévention, vous pouvez augmenter votre risque d’exposition au VIH et autres infections sexuellement transmissibles (IST). Comme nous sommes éloignés de notre foyer, nous risquons d’avoir des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels, ce qui accroît le risque d’exposition aux IST. Dans certains pays, une forte proportion d’IST surviennent à la suite de rapports sexuels non protégés au cours de voyages internationaux.
En voyage, beaucoup d’entre nous se relaxent en consommant des boissons alcoolisées
et ceci peut altérer encore notre jugement et nous pousser à avoir des comportements risqués.
Outre la transmission au cours des rapports sexuels, le VIH se transmet aussi par le biais de la transfusion de sang ou de produits sanguins contaminés et de l’utilisation d’aiguilles contaminées, et nous devons donc prendre des précautions supplémentaires en cas d’accident lorsque nous voyageons.
Il n’y a aucun risque de contracter le VIH en partageant quelque moyen de transport en commun que ce soit avec des personnes infectées, tel que : avion, bateau, bus, voiture ou train. Il n’y a aucune preuve que le VIH puisse être contracté par le biais de piqûres d’insectes, telles que piqûres de moustiques.
En voyage, voici quelques ‘précautions universelles’ à respecter :
- Soumettez-vous à un examen médical avant le voyage et faites-vous faire les vaccinations appropriées à votre destination.
- Faites en sorte d’avoir une réserve adéquate des médicaments qui vous sont prescrits.
- Renseignez-vous sur les services médicaux des Nations Unie disponibles dans le pays de destination.
- Demandez au service médical des Nations Unies si vous pouvez emporter des aiguilles et seringues jetables pour votre usage personnel dans votre trousse médicale des Nations Unies si vous vous rendez dans un pays où les établissements ne sont pas sûrs.
- Procurez-vous un bracelet d’alerte médicale pour des affections telles que le diabète ou les allergies médicamenteuses.
- Tenez-vous au courant des procédures d’évacuation médicale d’urgence et de la personne à joindre pour la PEP.
- Réduisez le risque de blessure en suivant les précautions de sécurité, telles que le port de la ceinture et la prudence lorsque vous conduisez.
- Demandez s’il y a une trousse de premiers secours dans chaque véhicule lors de voyages sur le terrain et de missions transfrontalières.
- Si vous êtes blessé ou perdez du sang, demandez s’il est possible d’utiliser un substitut du plasma.
Demandez à votre médecin quelles sont les précautions ou exigences pour planifier votre voyage. Demandez-lui de vous conseiller et de peser le pour et le contre des actions de prévention telles que vaccinations et médicaments antipaludiques pour minimiser les risques évitables associés aux voyages.
Certains pays pratiquent le dépistage des voyageurs pour le VIH à l’entrée sur leur territoire, bien que ce dépistage concerne surtout ceux qui arrivent pour des séjours prolongés. Certains de ces pays peuvent refuser l’entrée aux personnes vivant avec le SIDA et/ou celles qui sont séropositives. En outre, l’entrée sur leur territoire peut être refusée aux voyageurs en possession de médicaments antirétroviraux. Une liste officieuse de ces pays a été établie par le Département d’Etat américain et peut être consultée en cliquant ici.
Si vous avez des préoccupations ou des questions, adressez-vous aux
services médicaux des Nations Unies de votre pays.
Voici des sources supplémentaires d’information concernant les voyages et le VIH (les pages s’ouvriront dans une nouvelle fenêtre du navigateur) :